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 Un peu plus, un peu moins, ça ne me fera pas perdre mon ciel

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MessageSujet: Un peu plus, un peu moins, ça ne me fera pas perdre mon ciel   Dim 25 Nov - 22:01


Evelyn et Ian



Un peu plus un peu moins, ça ne me fera pas perdre mon ciel.

Il n'arrive déjà plus à penser. Tout ce qu'il voit s'embrouille. Le monde autour de lui tangue tandis qu,il essaie de prendre une autre lampée d'alcool fort. Il ne sait pas trop ce qu'il boit, tout ce qu'il sait c'est que ça frappe fort, directement devant et derrière la tête, en même temps. La bouteille n'est pas identifiée. Il s'est vaguement dit avant de commencer à boire que c'était probablement un alcool artisanal. On lui avait conseillé de n'en prendre qu,un tout petit verre pour commencer. Il avait très exactement obéit à ce conseil. Il n'en avait prit qu'un tout petit verre pour commencer. On avait omis de lui préciser de ne pas boire toute la bouteille. Après le petit verre, il avait commencé à boire à même la bouteille.

Maintenant, il titube dans la ville, cherchant un endroit où se poser. Il se sent mal, tellement mal, mais pourtant, c'est dans ces occasions qu'il a l'impression d'être vivant. Il ne fait pas trop de bruit, il marche, tout simplement. Parfois, il trébuche, mais il se rattrape mollement. Si personne n'y porte d'attention, il passera presque inaperçu. Des images douloureuses de nombreuses époques traversent sa mémoire, consumant un peu plus son âme. C'est du moins ce dont il a l'impression à travers le brouillard épais de l'éthylisme. Peut-être que lorsqu'il n'aura plus d'âme, il pourra mourir. D'un autre côté, il sait très bien que dans les termes de sa condamnation, la mort n'était pas une option. Il sait maintenant que l'une des condition pour être humain n'est pas que la douleur et les sensations humaines. C'est aussi la possibilité de perdre la vie, de mourir. Iah-Hel sait qu'il ne peut pas mourir, sauf si un ange s'en mêle, mais ils ne le feront pas. Ce serait contrarier les plans de Dieu. Il pouffe de rire, même s,il est seul.

Il n'est plus un ange et il n'est pas non plus un humain. Il n'est ni l,un, ni l'autre. Il n'est plus l'un et ne sera jamais l'autre. Il n'est presque plus rien. Il butte dans il ne sait trop quoi et il s'affale sur le trottoir. La bouteille sans nom se brise et un éclat lui lacère la main. Il grimace et s'assoit sur le trottoir. Il voit le sang et tente de l'essuyer sur son t-shirt. La douleur le fait grimacer une fois de plus. Il n'a plus d’alcool et sa main saigne. Il ricane, tout seul. Il s'étend sur le trottoir, parce que là, une fois immobile, ça tourne vraiment trop. Il ferme les yeux et inspire profondément. Ça lui donne mal au coeur. Il se tourne sur le côté et reste immobile.


- Bon sang...



Dernière édition par Ian Helsens le Lun 26 Nov - 19:29, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Un peu plus, un peu moins, ça ne me fera pas perdre mon ciel   Lun 26 Nov - 12:31


Ian & Evelyn

Notre vie n'est pas derrière nous, ni avant, ni maintenant, elle est dedans.

La noirceur, que la noirceur... et pourtant, elle n'arrive pas à fermer l'œil. Toujours cette impression de vide, de douleur qui pèse sur son âme, sur son cœur. Son crâne est bourré de pensées, comme chaque soir où elle essaie de s'endormir. Le doux visage de sa défunte mère fait éruption dans son esprit, le sourire joueur de son père, les grands yeux bleus de sa petite sœur adorée… l’air d'Aleida alors qu’elle était encore humaine, le regard intense de Loïc… Tous ces visages pour lui rappeler qu’elle pourrait bientôt se retrouver seule et que la douleur serait présente jusqu’au dernier moment. Il ne lui restait presque plus personne, ils étaient si peu à être toujours présents. Mathias, Mikal, Lucas, Håkon... peut-être Lachlan et Lea... bref, c'était peu, mais au moins, elle peut se sentir chanceuse de ne pas être complètement seule.

Elle se lève, revêt des vêtements propres et sort. Elle peut risquer gros, juste là, mais elle a vraiment besoin d'air. D'ailleurs, elle essaie de se priver le moins possible, elle essaie de faire ce qu'elle désire. Ce n'est pas évident, au contraire, mais jusqu'à maintenant, elle est toujours en vie... Elle a une arme pour se défendre, mais sait très bien que ça ne pourrait faire l'affaire contre plusieurs. Peu importe, elle désire retrouver un certain sentiment qu'elle ressentait avant. Celui de liberté, de marcher seule le soir dans les rues d'Oslo...

Elle marche donc sur le trottoir, tout en restant sur ses gardes, elle ne peut pas être distraite, elle ne peut pas manquer de vigilance. C'est après de longues minutes de marche qu'elle arrive tout droit sur un homme étendu sur le trottoir. L'humaine s'arrête, fronce légèrement les sourcils et le regarde incertaine. Est-il mort ? Pour réponse, une voix capte son attention.

« Bon sang... » Non, il est toujours en vie, mais que fait-il là ? Elle s'approche légèrement, toujours sur ses gardes. La douce lueur de la lune lui laisse alors apercevoir les traits de l'homme. Elle le reconnait. Il s'agit de Ian, cet homme qui se prend pour un ange... Elle s'approche donc davantage, quelque peu rassurée.

« Ian ? Est-ce que ça va ? » Elle s'agenouille près de lui. Et s'il était blessé ? Elle voit non lui une bouteille cassée et quelques interrogations lui viennent à l'esprit...



Dernière édition par Evelyn Westerberg le Jeu 6 Déc - 9:32, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Un peu plus, un peu moins, ça ne me fera pas perdre mon ciel   Lun 26 Nov - 23:01


Evelyn et Ian



Un peu plus un peu moins, ça ne me fera pas perdre mon ciel.


Seulement deux minutes. Deux minutes pour que ça cesse de tanguer. Il a l'impression de monter et de descendre incessamment, même s'il sait que tout ça est le produit du vestibule de son oreille. Les deux minutes lui semblent courtes lorsqu'il entends des pas approcher. Des pas, dans cet état, dans ce coin-ci, durant la nuit, ce n'est jamais bon signe. Il ne bouge pas, parce que de toute manière, son cerveau est si long à réagir qu'il songe tout de même que la fuite n'est pas envisageable dans son état. Il s’attend à souffrir. Il s’attend toujours à avoir très mal. C'est comme ça, il finit toujours par avoir très mal. Puis plus rien et il ouvre les yeux. Ça finit et ça commence souvent comme ça.

Il reste un moment, sans bouger, bien que tout bouge autour. Les yeux fermés, il subit ce tourbillon interne. Ça lui semble vachement familier. Ce tourbillon lui donne l'impression de revivre sa chute. La chute commence ainsi, par une chute vertigineuse. C'est le contact avec le sol qui est douloureux ensuite. Tellement douloureux. La pire douleur qu,il ait subit et pourtant son corps immortel a subit tellement d'outrage et de morts différentes. La le choc à la fin de la chute est bien pire. Elle est indescriptible. Il a mit des siècles à s'en remettre. Ensuite, il a subit d'autres sortes de douleurs. Garder les yeux fermés lui donne la nausée. Il entend vaguement son nom.

Il ouvre un regard d'un bleu délavé sur la nuit. Il les referme aussitôt, tant la lune lui semble trop brillante. Il entend son nom, encore, ou est-ce la première fois ? Quelqu'un vient de s'agenouiller près de lui, il le voit entre ses paupières mi-closes. Ça tourne beaucoup trop. Ses paupières s'ouvrent pour de bon et son regard instable se fixe sur le visage qui se présente dans la pénombre, lui coupant la lueur trop ardente de la lune. Une fois le regard fixé, ça tangue moins. Il aurait du les ouvrir plus tôt. Il reste allongé encore quelques secondes et il dévisage Evelyn. Une lueur de panique traverse son regard délavé. Il agrippe Evelyn par la manche d'une main étonnamment ferme. Heureusement, il s’agit de sa main saine. Sale, mais pas pleine de son propre sang. Il semble constaté qu'elle est bien là et il souri. Un sourire assez alcoolisé, sans aucun doutes, mais un sourire parfaitement sincère.


- J'ai cru à une aorasie. Ça ne serait pas la première fois qu'une divine créature disparait, dit-il d'une voix engourdie, mais très claire.

Il ne relâche pas tout de suite Evelyn, peut-être par crainte qu'elle disparaisse. De son autre main, il prend appuie sur le trottoir. Le contact entre le sol et sa main le fait grimacer, mais il se redresse, s'aidant aussi en se tenant à Evelyn. Une fois assis, il remarque la trace sanglante que sa main a laissé sut l'asphalte, puis regarde sa main. Il semble chercher quelques secondes où il a bien pu se faire ça. Il n'en a pas la moindre idée.


- Merde... fait chier...

Il quitte la blessure de sa main pour suivre son autre bras jusqu'à son autre main qui retient encore Evelyn. Il constate d'ailleurs que Evelyn est toujours au bout de sa main. Il la regarde, l'air hébété quelques secondes, puis il sourit encore.

- T'es encore là ! Son sourire s'efface quand il a l'air de constater que si elle est encore là, c'est qu'elle est dehors avec lui. Et cette idée n'est pas très prudente, même dans l'état où il se trouve. Tu devrais pas être ici. C'est dangereux.

Aussitôt, il tente de se relever, mais l'entreprise est plus ardue que sa volonté le veut bien.
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MessageSujet: Re: Un peu plus, un peu moins, ça ne me fera pas perdre mon ciel   Mar 27 Nov - 11:06


Ian & Evelyn

Notre vie n'est pas derrière nous, ni avant, ni maintenant, elle est dedans.

Ian… elle le connait, mais très peu. Elle sait qui il est, du moins, elle le croit. À ses yeux, un humain pour le moins étrange. Un homme qui boit trop, qui abuse des bonnes comme des mauvaises choses. Un homme perdu, peut-être même délirant, mais il n’est pas méchant. Elle l’a rencontré un soir au bar, ils ont parlé un peu, et voilà. Mais jamais, elle ne le laisserait dans cet état, saoul et délirant en cette soirée glaciale. Elle a des valeurs, des principes.

Un court instant passe, il semble toujours perdu, ouvre les yeux et son regard reste fixe sur la belle humaine. Elle le regarde aussi, attend une réponse ou une réaction. Ce soir-là, il a vraiment trop bu, c’est une évidence. Il semble la dévisager quelques secondes, alors que cette dernière garde un regard peut-être doux, peut-être inquiet. Puis une lueur de panique traverse les yeux de l’homme. Il l’agrippe fermement par la manche, elle sursaute légèrement, ne s’attendant pas à ça, mais continu de le regarder. Ian sourit, mais va savoir pourquoi… Puis il parle d’une voix engourdie, qui heureusement reste claire. Ce qui n’est peut-être pas le cas de ses propos incohérents.

« J’ai cru à une aorasie. Ça ne serait pas la première fois qu’une divine créature disparait. » Wow… elle n’y comprend rien. Preuve que l’alcool nous rend étrange… elle fronce doucement les sourcils, mais sourit devant sa phrase qui lui semble parfaitement incohérente. Elle reste silencieuse, ne sachant quoi répondre, mais son sourire demeure. L’homme ne la relâche pas, mais ça ne trouble pas Evelyn, ça ne la dérange pas. Elle le ensuite grimacer alors qu’il tente de prendre appui sur le trottoir, puis il s’assoit. Il regarde sa main d’un retard intense puis ensuite regarde autour de lui. Peut-être qu’il a mal à sa main…

« Merde… fait chier… » Ça doit être ça. Evelyn le regarde doucement, peut-être même un peu inquiète, mais il semble plutôt bien aller… dans son état, du moins. Il semble ensuite constater que la jeune femme est toujours là, il la regarde, un air hébété sur le visage et il sourit à nouveau. Elle sourit légèrement. « T’es encore là ! » Puis le sourire d’Ian s’efface. « Tu devrais pas être ici. C’est dangereux. » Sur cette phrase, il tente de se relever, mais ça lui semble plus difficile qu’il le croyait. Dangereux ? Elle le sait très bien, mais elle avait réellement besoin de sortir. À le trouver dans ce piteux état, elle ne regrette pas d’être sorti. Elle se relève tranquillement, dans le but de l’aider, même s’il est beaucoup plus pesant qu’elle. Debout, ça sera plus simple.

« Allez viens. » Elle sourit, ignorant la phrase qu’il avait dit auparavant. De toute façon, c’était autant dangereux pour lui que pour elle. Et elle n’allait pas le laisser à moitié mort dans la rue, c’était hors de question. Elle aurait tellement mauvaise conscience si elle le faisait. Ce n’est vraiment pas son genre d’abandonner quelqu’un, même si elle le connait que très peu. Il s'agit toujours de principes, de valeurs, de morales... À ses yeux, il est comme elle, un humain, rien de plus, rien de moins.

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MessageSujet: Re: Un peu plus, un peu moins, ça ne me fera pas perdre mon ciel   Dim 9 Déc - 22:15


Evelyn et Ian



Un peu plus un peu moins, ça ne me fera pas perdre mon ciel.


Supporté par Evelyn, Ian réussit à se remettre sur ses pieds. Cinq secondes d'immobilisme pour que tout autour de lui cesse de bouger, il fit quelque pas. Bien que chancelant, en plus du support de la demoiselle, il se mit à avancer d'un pas lent, certes, mais très déterminé. Si Evelyn voulut le soutenir par le bras, lui, il ne le prit pas de cette manière. Familièrement, parce qu'il a l'habitude d'être familier avec tout le monde, il passe son bras autour des épaules d'Evelyn. Évidemment, cette manière de marcher est nettement moins stable pour Evelyn, mais pour lui, c'est pareil, il chancelle de toute manière.

Ian a l'habitude de se retrouver parmi les gens durant le jour, ou en soirée, quand tout le monde se retrouve à un point de rassemblement. Par contre, il ne se retrouve jamais dans les lieux secrets, dans les cachettes, dans les endroits sécurisés. On l'a déjà invité, on l'a déjà trainé involontairement quand il était trop saoul pour se rendre ailleurs, mais de son plein gré, il ne se retrouve jamais dans ces lieux protégés. Au début, on insiste, mais après un bout de temps avec le même groupe, on découvre les travers de Ian et on n'insiste plus pour le mettre en sureté. Trop souvent son comportement irresponsable pourrait nuire au groupe tout entier. Alors on ne l'invite plus et on est même soulagé lorsqu'il annonce qu'il ne lui suivra pas. Ian sait qu'il ne risque pas grand chose. Oh, il risque toujours de souffrir, mais ça ne le tuera pas. Enfin si, ça le tue, mais jamais très longtemps, contrairement aux humaine dont la mort est trop souvent définitive. Personne ne sait vraiment où il s'installe. Personne ne sait où il passe son temps quand il n'est pas avec les gens. Parfois on s'interroge, mais la plupart du temps, on s'en fiche.

Ian Halsens est un électron libre parmi les humains qui cherchent toujours à se rassembler, en famille, en groupe. Ian avait jadis un famille. Il n'était pas d'accord avec eux, ils l'ont rejeté. Il a changé de vie, alors maintenant il n'est ni humain, ni ange. Ils n'ont pas franchit une très grande distance quand Ian s'arrête. Avec maladresse et instabilité, il entreprend de refermer son manteau ouvert. Il a froid maintenant. Il fait froid dehors, ça ne fait aucun doute, lorsqu'il était couché au sol, il n'avait pas froid. Maintenant si. Il cherche les boutons de son manteau, tâche ardue quand on a les doigts gelés et que le pourcentage sang alcool est presque équivalent dans ses veines.


- Saloperie... grommelle-t-il, avant de lever les yeux sur Evelyn. Un sourire éclaire son visage, même si son regard reste embrumé par l'alcool. On va chez-toi ou chez moi ?

Il se met à rigoler, tout en continuant d'essayer d'attacher son manteau.

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MessageSujet: Re: Un peu plus, un peu moins, ça ne me fera pas perdre mon ciel   Mar 11 Déc - 20:04


Ian & Evelyn

Notre vie n'est pas derrière nous, ni avant, ni maintenant, elle est dedans.

Ian passe un bras autour des épaules de la jeune femme de façon plutôt familière. Ça ne la gêne pas du tout, elle croit aussi que ça peut l’aider à garder son équilibre. Mais, elle se trompe. L’homme est trop chancelant, elle essaie donc d’être le plus stable possible, elle n’a pas envie de se retrouver par terre. Ils commencent à marcher lentement. Evelyn n’est pas une grande fanatique d’alcool, elle aime surtout la bière, mais elle ne se retrouve jamais saoule. Elle préfère garder toute sa tête, marcher droit, se contrôler. Elle déteste faire des conneries et elle sait qu’alcool en est très souvent synonyme. Voir Ian dans cet état lui rappelle qu’elle sait faire les bons choix.

À peine quelques pas franchi, il s’arrête net, elle en fait donc autant. De façon très maladroite, il essai de refermer son manteau qui était resté ouvert. Il est très instable. Evelyn sourit légèrement tout en l’observant. Cette scène l’a fait rire. Boire au point de ne plus être en état d’attacher son manteau, elle n’a jamais vécu ça. Certaines personnes auraient semblé pathétiques, saoules à essayer de boutonner son manteau, mais pas Ian.

« Saloperie… » Il lève les yeux sur la jeune femme qui sourit davantage. Un sourire éclair aussi le visage de l’homme, malgré son regard ivre.

« On va chez toi ou chez moi ? »
Il se met alors à rigoler, alors qu’il essaie toujours d’attacher son manteau. Elle sourit et entreprend elle-même d’attacher le manteau de celui qu’elle croit humain. Elle préfère s’y coller que de passer la nuit entière à l’observer, il fait si froid. Elle approche donc ses mains et boutonne doucement le manteau de l’homme, tout en levant un regard vers lui.

« Si tu veux bien, je vais aller te border dans ton lit. »
Un joli sourire illumine le visage de l'humaine. Vu la température et la situation, elle préfère l'emmené chez lui et l'aider à aller au lit. Il a tellement bu, si elle le laissait là, il s'endormirait sûrement sur le sol, à la merci de toutes ses créatures. Elle ne le connait pas énormément et malgré son côté étrange, elle l’apprécie bien. Elle préfère le savoir en sécurité.
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MessageSujet: Re: Un peu plus, un peu moins, ça ne me fera pas perdre mon ciel   Mer 12 Déc - 0:00


Evelyn et Ian



Un peu plus un peu moins, ça ne me fera pas perdre mon ciel.


Voir sourire Evelyn est beaucoup plus enivrant que le truc que Ian s'est enfilé pour être dans cet état. Quoique enivrant n'est peut-être pas le mot approprié. Euphorisant est peut-être le bon terme. La voir sourire le fait sourire davantage. La voir sourire lui semble être un accomplissement bien plus satisfaisant que tout le reste. Et pour en rajouter à son euphorie, elle ne sourit qu'à lui en ce moment. Elle semble s'amuser en sa présence. Oh, il n'est pas dupe, il sait bien qu'elle le trouve pitoyable, du moins saoul comme ça, mais elle s'est arrêté et maintenant, elle propose de venir le border.


- D'accord, on va chez moi le plus près, chuchote-t-il à voix basse, parce que tout de même, l'endroit est dangereux.

Evelyn attache son manteau et il la détaille, parce qu'elle est très près. Cette rencontre toute récente dans ce bar, fut pour Ian une révélation. Il était certainement ivre cette fois là, mais nettement moins saoul que maintenant. À ce moment là, il avait envie de s'amuser, pas d'échapper à la réalité, qui de toute manière, demain, lui reviendrait en pleine figure et se ferait sentir à grands coups dans le crâne. Son manteau fermé, il ressent aussitôt la chaleur de son propre corps. Bon sang que le corps humain est merveilleusement bien fait. Mais cette faible chaleur ne l'empêche pas de frissonner de froid. Il se remet à marcher et replace son bras autour des épaules d'Evelyn. Il ne va quand même pas totalement la laisser le supporter sans au moins la protéger du froid. Dans son esprit enivré, ça lui semble tout à fait logique.

- C'est justement dans ce chez-moi que je me rendais avant de... enfin, je sais plus... mais le trottoir était gla-cial.

Il n'est pas digne d'autant d'attentions, son corps est faible et son esprit bien davantage. L'abandon des siens a fait de lui une créature pitoyable, mais voir Evelyn sourire rend moins difficile son malheur. Ian est un cas étrange d'ange déchu. Il aurait du succomber au mal depuis longtemps. Les anges ne sont pas fait pour la nature humaine. Pourtant, Ian n'a jamais conclut de pacte avec le Mal. Oui, il a parfois été horrible, jadis, quand l'humanité était tout aussi horrible. Il a fait de mauvaises choses lorsque confronté à de mauvaises choses. Du moins l'espère-t-il. Maintenant que l'humanité est réduite à la crainte et à se réfugier partout où elle peut, Ian se dit depuis une dizaine d'année qu'il avait raison, il y a un millénaire, Dieu a abandonné sa chère humanité. Malheureusement pour lui, il n'a plus aucun contact avec le Paradis et sans pouvoirs, tout ce qu'il peut faire, c'est de faire le plus de dégâts possible chez les damnés quitte à mourir très souvent. Mais quand l'horreur est trop grande, il s'enivre. Ce qui n'arrange certainement pas les choses.

Le trajet n'est pas très long, mais quand même assez si on en juge par le temps qu'ils mettent à parcourir les quelques rues à peine. Ian peste à quelques reprises quand il butte contre il ne sait trop quoi, mais il est bien content de pouvoir se serrer contre Evelyn. C'est presque à regret qu'il se détache quand ils atteignent le parvis de la cathédrale. Dans sa main glacée, il prend celle d'Evelyn et avec un aplomb surprenant, il guide Evelyn derrière le bâtiment et ouvre une porte de service avant de s'y engouffrer, entrainant sa sauveuse avec lui. La cathédrale est abandonnée depuis que Oslo est aux pattes des loups-garous. La malédiction des loups-garous n'apprécie pas vraiment les lieux religieux, du coup, ils évitent souvent d'habiter les lieux divins. Mais ça ne les empêcherait pas d'entrer.

L'air dans la cathédrale est frais, mais nettement moins froid que l'extérieur. Il n'y a pas de vent. Ian pourrait user de toute la cathédrale pour vivre, mais ça ne serait pas très discret. Il préfère entraîner Evelyn vers l'autel avant de bifurquer vers la sacristie et d'y entrer. Ian s'est visiblement accaparé l'intérieur de la sacristie. Contrairement au reste de la cathédrale qui a visiblement été saccagé et délaissé depuis longtemps, cet endroit est habité. Habité par Ian. Il referme soigneusement derrière lui et Evelyn la porte de la sacristie, les plongeant dans le noir. Elle peut l'entendre farfouiller un moment avant qu'un déclic se fasse entendre et que la pièce soit éclairé par une lampe de faible intensité. Visiblement, il y a encore de l'électricité ici.


- Bienvenue dans un de mes chez moi, annonce-t-il en se dirigeant vers un meuble où, à travers des reliques religieuses, il tire un paquet d'allumette.

Un grattement significatif et une flamme jette des ombres mouvantes sur les murs. Lentement et avec application, il allume les lampions alignés près d'un mur, ses lèvres bougeant sans qu'aucun mot ne se fasse entendre, ou peut-être si, mais très faiblement. Quand l'allumette meurs, il la laisse près des lampions et se réchauffe les doigts au-dessus des lampions. Il semble se souvenir que la jeune femme est avec lui, il se retourne et il lui sourit.


- C'est pas très chaleureux pour le moment, mais avec les flammes, bientôt, ce sera plus chaud... Il fronce les sourcils et traverse la pièce, chancelant, avant de tourner un bouton au mur. Ça ira plus vite avec ça. Sauf de l'eau, je n'ai pas vraiment quelque chose d'autre à t'offrir. Un cliquetis se fait entendre et le chauffage électrique de la pièce se met en route. Et il n'y a pas grand chose de très confortable... Il semble presque désolé de ne pas pouvoir lui offrir plus. Dans un coin de la pièce, un vieux matelas et des tonnes de couvertures de laines brutes et épaisses. Plusieurs sont soigneusement pliées, mais une ou deux recouvrent soigneusement le lit. Je n'ai pas vraiment de visiteurs...

En effet, beaucoup de gens, même s'ils aiment bien Ian en général, préfèrent le voir ailleurs quand la nuit tombe. Son accent est bizarre, bien davantage maintenant que lorsqu'il est moins saoul. Ce qu'on entend à peine, mais qui attire l'oreille est maintenant nettement plus prononcé, plus guttural. Fatigué, saoul et encore un peu tremblant de froid, Ian se laisse tomber sur l'unique chaise en bois massif de la pièce. Durant un moment, il se frotte les mains et fixe le vide, puis il repose les yeux sur Evelyn et sourit.

- Alors, qu'est-ce que tu fichais dehors par un froid pareil ?
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Dernière édition par Ian Helsens le Ven 14 Déc - 21:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un peu plus, un peu moins, ça ne me fera pas perdre mon ciel   Mer 12 Déc - 23:29


Ian & Evelyn

Notre vie n'est pas derrière nous, ni avant, ni maintenant, elle est dedans.

« D’accord, on va chez moi le plus près. » Il chuchote, alors qu’elle le regarde avec ce léger sourire. Elle attache le manteau de l’homme, alors qu’elle sent son regard posé sur elle. Elle continue de sourire puis ils se remettent à avancer. Ian passe à nouveau son bras autour des épaules d’Evelyn, elle l’aide donc à marcher, alors que lui, la réchauffe.

« C’est justement dans ce chez-moi que je me rendais avant de… enfin, je sais plus… mais le trottoir était gla-cial. » Un léger rire s’empare de la jeune femme sous les paroles d’Ian. Elle le regarde un court instant, avant de regarder à nouveau devant elle. Gla-cial… c’est la façon dont il a prononcé le mot qui la fait rire. Ça semblait si ressenti. Évidemment qu’il devait faire froid ! Il était couché sur ce trottoir gelé, comme un petit chiot perdu.

Ils continuent de marcher, affrontent le froid pour se rendre chez Ian. Elle espère qu’il se rappelle où il vit. Sinon… bah, elle l’amènera chez elle, bien qu’elle sache que certains seraient contre. Mais bon, rien à foutre, elle ne le laisserait jamais dehors pas un temps pareil… Ils traversent donc plusieurs rues, l’homme trébuche à quelques reprises et elle essaie de le garder sur pieds. Ils arrivent alors à la vieille Cathédrale abandonnée. Ian lui prend la main et l’entraine vers l’arrière du bâtiment. Il ouvre une porte de service et s’y engouffre, entraînant toujours Evelyn avec lui. C’est donc là qu’il vit.

À l’intérieur, c’est plutôt frais, mais il n’y a pas de vent, ni signe de vie. Elle regarde autour d’elle, mais la noirceur envahi tout le bâtiment, elle laisse donc l’homme la guider. Ils arrivent alors dans une pièce, il referme la porte et c’est alors le noir total. Elle ne voit absolument rien, mais elle entend du bruit, Ian semble farfouiller pendant un petit moment, avant qu’un déclic ne se fasse entendre. Une lampe projette alors un faible éclairage dans la pièce. Evelyn regarde donc où il l’a emmené puis elle comprend rapidement qu’ils sont dans la sacristie. Elle sourit légèrement, il y a longtemps qu’elle ne s’est pas retrouvé dans un lieu sacré.

« Bienvenue dans un de mes chez moi. » Elle se retourne vers lui et le regarde s’avancer vers un meuble. Il allume les lampions qui sont alignés près d’un mur et elle aperçoit les lèvres de l’homme bouger, alors qu’aucun mot ne se sort de sa bouche. Elle l’observe en silence, ce même sourire accroché à ses lèvres. L’homme semble moins affecter par l’alcool, mais c’est peut-être seulement pour un court instant…

Ian se retourne ensuite vers elle et sourit.

« C’est pas très chaleureux pour le moment, mais avec les flammes, bientôt, ce sera plus chaud… Il fronce les sourcils et traverse la pièce, toujours chancelant. Il semble ensuite tourner un bouton qui se trouve au mur. Ça ira plus vite avec ça. Sauf de l’eau, je n’ai pas vraiment quelque chose à t’offrir. Et il n’y pas grand-chose de très confortable… » Il semble presque désolé, mais tout ça lui importe peu. Tout ce qu’elle désirait, c’était de le ramener chez lui sain et sauf et elle y est parvenu.

« Je n’ai pas vraiment de visiteurs… » Il se laisse tomber sur une chaise en bois, se frotte les mains et fixe le vide. Puis après un petit moment, il repose ses yeux sur la jolie blonde et sourit.

« Alors, qu’est-ce que tu fichais dehors par un froid pareil ? » Evelyn n’a pas encore prononcé un seul mot, elle le laissait plutôt parlé ou être dans ses pensées. Elle sourit encore, le regardant.

« Tu sembles plutôt bien ici. C’est beaucoup mieux que le trottoir… Elle prend une courte pause et regarde autour d’elle pour ensuite reposer son regard sur lui. Ce que je fichais dehors ? Je n’arrivais pas à fermer l’œil, j’avais besoin de prendre l’air, de me changer les idées un peu. Donc, je suis sortis et j’ai décidée d’errer dans les rues. » Son sourire reste présent sur ses lèvres et elle ne quitte pas l’homme des yeux, tout en restant debout. Elle sent une chaleur réconfortante engouffrée la pièce, ça n’a rien à voir avec l’extérieur. Ian a trouvé un lieu où il est à l’abri, un lieu où il peut bien vivre, malgré les circonstances. Il a un toit sous lequel s’abriter, un chez-lui où il peut se réchauffer. Ça la rassure un peu…
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MessageSujet: Re: Un peu plus, un peu moins, ça ne me fera pas perdre mon ciel   Mar 18 Déc - 23:36


Evelyn et Ian



Un peu plus un peu moins, ça ne me fera pas perdre mon ciel.


Voir sourire Evelyn est euphorisant. Savoir que son sourire lui est adressé l'est encore davantage. Les anges n'ont pas tendance à rire. Ils sont souvent dans un état de béatitude langoureux. Ils sortent parfois de cet état pour accomplir des missions et la plupart sont convaincue que les humains sur terre sont comme une grosse fourmilière qu'on regarde de haut et dont on écrabouille parfois certains spécimen isolés. Un humain, ce n'est rien, tant que la fourmilière continue de s'épanouir. Malheureusement, cette dernière décennie, il y a trop de parasites. Quelques parasites, c'est sains, mais trop, ça finira pas détruire la fourmilière.

- Oui, c'est mieux ici que là-bas, c'est plus vivant.

Il sourit, Oui, c'est plutôt chouette ici. C'est tranquille, c'est serein, les damnés n'y rôdent pas trop souvent. C'est une endroit divin, un endroit sacré. Il se sent en paix ici. Surtout juste au moment où il sombre dans un sommeil éthylique. Mais c'est aussi un endroit où il se souvient de son passé angélique. C'était bien, l'angélisme. C'était une époque où il savait ce que ça signifiait d'être un ange. Il savait à l'époque ce qui était bien, ce qui était mal. Il savait où il devait être et pourquoi. Jusqu'au temps des croisades. Après, rien n'a jamais plus été pareil. Tout est devenu malsain, dangereux. Puis un jour, les damnés ont prit beaucoup trop de place. Comment Dieu a-t-il pu laissé faire un truc pareil...

Les yeux mi-clos, renversé sur sa chaise, Ian reste un moment à sentir tout tourner autour de lui. Oh, il a bien entendu la réponse d'Evelyn, mais il prend le temps de réfléchir. Enfin, c'est une manière de parler. Disons plutôt qu'il prend le temps qu'une réponse intelligible se créé dans les tourbillons que sont actuellement ses pensées. Il met du temps à répondre. Il laisse planer le silence. La tuyauterie grince au loin, dans le bâtiment. Ian reste immobile. Sa respiration est régulière tranquille. S'il n'avait pas les yeux entrouverts, il pourrait presque paraître endormi. D'ailleurs, ce n'est pas tout à fait faux. La chaleur, contrairement au froid mordant de l'extérieur agit sur lui comme un somnifère, bien qu'il ne fasse pas nécessairement très chaud. Une inspiration plus profonde que les autres le tire de son engourdissement. Il cligne des yeux.


- Errer seule, ce n'est jamais une bonne idée, dixit celui qui est toujours tout seul. Même ici, il est tout seul. Un endroit au chaud, à l'abri des intempéries, mais il est seul, toujours seul. Mais bon, du coup, il sait de quoi il parle. Ce n'est pas bon d'errer seul, il le sait, il meurt trop souvent. Ici, si tu veux, tu peux dormir. Je veillerai sur ton sommeil. Il marque une pause. Une courte pause. Je peux aussi te changer les idées, dit-il, sérieusement, puis un sourire étire ses lèvres.

Il ouvre un peu plus grand son regard endormi. Elle peut y voir briller un éclat tout à fait lucide, malgré l'odeur d'alcool qu'il dégage et sa voix engourdie. Et c'est sans parler des montagnes russes dans son esprit, mais ça, elle ne peut que le supposer.
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MessageSujet: Re: Un peu plus, un peu moins, ça ne me fera pas perdre mon ciel   Jeu 10 Jan - 20:33


Ian & Evelyn

Notre vie n'est pas derrière nous, ni avant, ni maintenant, elle est dedans.


« Oui, c’est mieux ici que là-bas, c’est plus vivant. »
Pour être plus vivant, ça l’est, enfin, si on veut. Ce lieu lui semble tranquille, paisible, il s’agit d’un endroit sacré… Immobile comme une statue, l’humaine observe l’homme. Les yeux mi-clos, il est renversé sur sa chaise, lui aussi immobile. Un silence léger plane dans la pièce, seule la tuyauterie grince à quelque part dans le bâtiment. Ian lui semble presque endormi, mais elle sait qu’il est éveillé, du moins, en partie. Un léger sourire flotte sur les lèvres de la jeune femme lorsqu’il cligne des yeux.

« Errer seule, ce n’est jamais une bonne idée. » Il n’a pas tords, mais la solitude ne la gêne pas. Et lui, il n’a pas à parler, il semble toujours seul et égaré. Elle ignore en partie ces paroles, haussant légèrement les épaules, un sourire toujours accroché aux lèvres.

« Ici, si tu veux, tu peux dormir. Je veillerai sur ton sommeil. Puis une courte pause. Je peux aussi te changer les idées. » Un sourire étire ses lèvres puis il ouvre un peu plus grand son regard endormi et il semble un peu plus lucide. Evelyn ne cesse pas de sourire. Elle se dit qu’il ferait tout simplement mieux de dormir, lui, qu’elle semble davantage en état de veiller sur son sommeil. Elle s'approche doucement vers lui et le prend par la main, tirant doucement afin qu'il se mette debout.

« J'ai une meilleure idée.... Tu sembles crevé. Il serait donc plus judicieux que tu te... reposes. Et moi, je vais veiller sur toi. Inversons les rôles, pour une fois, une femme peu bien veiller sur un homme, non ? » Evelyn continue de sourire, le regardant. C'est bien vrai, pourquoi une femme ne peut-elle pas veiller sur un homme ? Ou pourquoi la femme devrait-elle toujours être en détresse et l'homme non ? Un peu hors contexte, mais bon, l'innovation c'est bien, non ? Dans l'état où il est, elle préfère le voir dormir, plutôt que de le voir veiller sur elle, pas que ça la dérange, mais à son avis, il a besoin de repos.
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MessageSujet: Re: Un peu plus, un peu moins, ça ne me fera pas perdre mon ciel   Sam 12 Jan - 0:34


Evelyn et Ian



Un peu plus un peu moins, ça ne me fera pas perdre mon ciel.

Le regard clair, malgré la houle dans sa tête, il regarde Evelyn, avec ce qui semble un brin de provocation. De la provocation à quoi, difficile à dire. Il conserve le même sourire, qui semble lunatique, peut-être parfois imbécile heureux. Ian sourit presque toujours. Quand il ne sourit pas, c'est que la situation est grave. En fait, la situation est toujours grave. Disons quand la situation est très très grave, en cas de malheur, de blessure et de mort. Là, il ne sourit plus. Le reste du temps, ce sourire flotte presque tout le temps. Pourtant, il ne sait pas trop pourquoi il aurait à sourire. Sa vie est plutôt tragique. Il est mort trop souvent et la plupart des gens préfèrent le voir loin quand il faut se protéger. Mais tout de même, il sourit. Peut-être est-ce seulement l,expression de son visage qui sourit. Lui, il ne sourit peut-être pas volontairement.

La main d'Evelyn est chaude dans la sienne. Le contact humain est une chose merveilleuse. Les Anges ne s'en rendent pas compte. Il ne se souvient plus comment il ressentait les choses à l'époque. Il se souvient surtout de la béatitude avant la douleur. Mais le toucher humain est une chose merveilleuse. Sentir la pression, puis la chaleur, c'est indescriptible. Docile, il s'efforce de se relever lorsque Evelyn tire sur sa main. Il ne va quand même pas lutter. Quoiqu'il aurait pu. Il aurait pu tirailler un peu, question qu'elle lui serre un peu plus fort la main. Mais ce doux et délicat contact est nettement plus agréable. Il chancelle un peu, mais ne retombe pas sur la chaise, ce qui est déjà un exploit considérable après s'être assis si longtemps. Il réussit à franchir les quelques pas le séparant e la chaise au lit.


- Les rôles ne sont pas inversés, dit-il d'une voix molle. Elles font que ça, les femmes, depuis la nuit des temps. Il n'a pas lâché la main d'Evelyn. Elles veillent sur leur homme, elles veillent sur leurs enfants. Il se laisse descendre doucement, quoiqu'un peu chancelant jusqu'à son matelas. Les rôles ne sont pas inversés si tu veilles sur mon sommeil. Il lève les yeux sur elle, puisqu'il est maintenant assis dans l'amoncellement de couvertures et de coussins qu'est son lit. C'est même tout à fait dans l'ordre des choses.

Il relâche la main d'Evelyn et entreprend de tirer sur les lacets de ses bottes. Même passablement saoul, il sait qu'il faut retirer ses bottes avant de dormir. Pour le reste, ça reste à déterminer. Il semble avoir accepté l'idée que la jeune femme veille sur lui, l'ange déchu. Il faut dire qu'il n'a pas veillé sur grand monde depuis longtemps. Il ne veille même plus sur lui-même. Il prend une grande inspiration, comme si l'air lui manquait. Il a toujours fiché sur le visage ce sourire bizarre et statique.
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Un peu plus, un peu moins, ça ne me fera pas perdre mon ciel

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